19 mars 2008
FREE TIBET Manifestations LHASSA-DHARAMSALA

À Dharamsala, la col
ère des Tibétains exilés en Inde:
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Dimanche 16 mars 2008

DHARAMSALA, Inde (Reuters) - Des centaines de jeunes Tibétains ont manifesté samedi à Dharamsala, siège du gouvernement tibétain en exil, à l'annonce que des manifestants avaient été tués à Lhassa
La Chine a adressé samedi un ultimatum aux manifestants de Lhassa leur enjoignant de se rendre, tandis que l'agence officielle Chine nouvelle annonçait la mort de dix personnes dans ces émeutes, les plus violentes en vingt ans au Tibet.

Le gouvernement tibétain exilé annonce de son côté trente morts.
A Dharamsala, ville où vit le dalaï-lama, de nombreux jeunes Tibétains se sont rassemblés pour exprimer leur colère contre le gouvernement chinois.
Dans cette ville d'ordinaire calme, les manifestants ont brûlé une effigie du président chinois Hu Jintao avant de se mettre en marche.
"Si nous ne le faisons pas maintenant, nous n'en aurons plus l'occasion", a assuré Dechen Dolkar, tout en essayant d'apaiser des policiers indiens mécontents de ne pas avoir été informés de la manifestation.
Elle a ajouté avoir rejoint les manifestants après avoir entendu des cris à l'extérieur du commerce qu'elle possède. Les femmes et les moines qui formaient initialement le cortège ont ensuite été rejoints par des hommes en tenue de ville.
"C'était complètement spontané", a ajouté Dolkar. "Ces gens ont entendu ce qu'il se passait en ce moment au Tibet et ont dû être frustrés de ne rien pouvoir y faire."

MARCHE VERS NEW DELHI
Peu auparavant, la police indienne avait mis fin à une autre manifestation qui prévoyait, à l'initiative du Mouvement du soulèvement du peuple tibétain, de se rendre au Tibet en passant par New Delhi.
Une centaine de manifestants ont été interpellés. Le cortège formé samedi, qui rassemblait quelque 500 personnes, prévoyait également de se rendre en premier lieu à New Delhi, a plus tard indiqué Dolkar.
Plusieurs commerces de Dharamsala appartenant à des Tibétains étaient fermés pour la journée.
Près de la maison du dalaï-lama,
seul le chant des oiseaux rompait le silence. "C'est un moine, il observe sa routine quotidienne", a indiqué le porte-parole du chef religieux, Chhime Chhoekyapa.
Le dalaï-lama écoute les informations à la radio et prie pour la paix, a-t-il ajouté. "Il a dit que tout cela était très triste. En tant que bouddhiste, il prie pour la paix".
Le chef spirituel de la communauté tibétaine, qui se remet d'un rhume, a prévu de rencontrer des journalistes dimanche après que son bureau a été submergé d'appels ces derniers jours.
Chhoekyapa a ajouté que la manifestation de samedi était la plus "vive et passionnée" qu'il avait vue depuis longtemps.
"Mes parents disaient qu'ils espéraient pouvoir retourner au Tibet pour y mourir", a-t-il ajouté. "Les gens sont plus réalistes maintenant, mais les rêves ne disparaissent jamais."
Dharamsala évoque 80 morts au Tibet, émeutes au Sichuan
Tibet: des morts dans de violentes manifestations à Lhassa
Des violences opposant des manifestants tibétains hostiles à la présence chinoise aux forces de l'ordre ont fait des morts et de nombreux blessés vendredi dans le centre historique de Lhassa, la capitale du Tibet , selon une source médicale. "Bien sûr qu'il y a des morts", a déclaré à l'AFP une employée au centre des urgences médicales, jointe par téléphone. "Nous sommes très occupés avec les blessés, il y a en beaucoup ici", a-t-elle ajouté, sans préciser si les victimes étaient des moines. Il s'agit des plus im portantes manifestations à Lhassa depuis le soulèvement de mars 1989. Ce nouvel embrasement dans une région sensible, sous contrôle chinois depuis 1951, devrait renforcer la pression que subit déjà le gouvernement chinois sur la scène internationale pour améliorer les droits de l'homme, comme il s'est engagé à le faire en obtenant l'organisation des Jeux olympiques. Pour sa part Radio Free Asia (RFA), citant des témoins à Lhassa, a fait état d'au moins deux morts. Les manifestants "ont saccagé les magasins chinois et la police a tiré à balles réelles sur la foule. Personne n'a le droit de se déplacer dans Lhassa maintenant", a indiqué une source tibétaine à la radio qui se trouve aux Etats-Unis. Selon l'agence officielle Chine Nouvelle, les forces de l'ordre à Lhassa ont procédé à des tirs de sommation et fait usage de gaz lacrymogènes, pour disperser la foule pendant les violences. "De nombreux policiers ont été grièvement blessés" à Lhassa, selon Chine Nouvelle. L'agence a affirmé samedi que "la violence s'était apaisée vendredi soir après une journée tumultueuse pendant laquelle des vitres ont été brisées, des magasins pillés, une mosquée brûlée et de nombreuses personnes blessées". 







