11 avril 2007
Le soleil (rêverie poême)
Le soleil aujourd'hui,
Je me le suis donné. 
J'en ai mis plein mes poches
Et dans d'autres endroits 
Où mes mains ne vont pas.
Je peux escalader
Ce qui me séparait.
Je peux montrer aux gens
Comment c'est, la lumière
Eugène Guillevic
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Quand nous en serons au temps des cerises,
Et gai rossignol et merle moqueur
Seront tous en fête. 
Les belles auront la folie en tête 
Et les amoureux du soleil au coeur.
Quand nous en serons au temps des cerises,
Sifflera bien mieux le merle moqueur
Jean-Baptiste Clément
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Le Chêne un jour dit au Roseau :

“Vous avez bien sujet d’accuser la nature ;
Un Roitelet pour vous est un pesant fardeau.
Le moindre vent, qui d’aventure
Fait rider la face de l’eau ,
Vous oblige à baisser la tête :
Cependant que mon front ; au Caucase pareil,
Non content d’arrêter les rayons du soleil,
Brave l’effort de la tempête 
Jean de La Fontaine
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SOLEIL COUCHANT
écrit par Paul Verlaine
Une aube affaiblie 
Verse par les champs
La mélancolie
Des soleils couchants.
La mélancolie
Berce de doux chants 
Mon coeur qui s'oublie
Aux soleil couchants.
Et d'étranges rêves,
Comme des soleils
Couchants sur les grèves,
Fantômes vermeils,
Défilent sans trêve,
Défilent, pareils
À de grands soleils
Couchants sur les grèves 
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Toi... mon Soleil Toi, dont le visage est mon chemin d'étoiles


la première fois j'ai vu dans tes yeux le soleil se lever
tu as su faire éclore la rose endormie sous la neige 
ce jour-là tu me fis présent de la lune
d'une averse d'étoiles qui depuis
éclairent mes nuits, mes cieux vides
au premier baiser j'ai senti
la terre palpiter dans ma main
comme le coeur d'un oiseau captif
quand de ton corps contre le mien
tu fis naître en moi des frénésies sauvages
j'ai vu luire ton beau regard 
jusqu'à ton coeur battant
de tourbillons en tourbillons 
j'ai cru que notre joie remplirait la terre
jusqu'à la fin du temps

mon aimé, l'amour est un fleuve
où se noie le tendre roseau
il purge l'âme de ses laideurs 
il est soif, faim, un mal sans fin
l'amour est une fleur dont tu es l'unique graine
il est aussi un rêve effrayé du réveil
celui qui ne saisit pas la chance d'aimer
ne saura ni la vie ni rien donner
son âme craindra la mort
il n'aura jamais vécu le bonheur 
coeur tourmenté n'apprend jamais à valser
si la nuit te semble trop vide 
ta route longue et abrupte
si tu crois un seul instant 
que l' amour est absent 
rappelle-toi qu'au printemps
dort sous les neiges amères
une graine qui demande à fleurir
par l'amour d'un Soleil 
Pier de Lune
